Comment réaliser de bonnes vidéos pédagogiques ? Les 7 TopoRègles

La vidéo pédagogique ? En voilà une bonne idée. Pourquoi ? Parce qu’elle atteint à elle seule trois objectifs : elle retient l’attention par les dessins et l’histoire ; elle facilite la compréhension par les illustrations; elle stimule la mémoire par le visuel et l’auditif.

Simple ? Oui, à condition de respecter quelques règles.

1. Simplifier l’histoire

Une histoire, c’est un personnage, humain ou pas. Une histoire – avec sa structure narrative – permet d’organiser les informations. L’ordre est logique, simple, et souvent chronologique. La mémoire retient plus facilement.

L’histoire doit se concentrer sur l’essentiel. Le superflu brouille le message. Si le cerveau est perdu, il décroche.

Et pour l’accrocher, l’histoire doit surprendre. Il faut souvent relancer l’attention.

keep it simple

2. Pimenter l’illustration

Le dessin, c’est ce qui apporte à l’apprentissage le côté ludique. Ludique = attractif. Le dessin doit si possible apporter la touche d’humour. C’est le décalage entre le sérieux de la voix et la cocasserie de l’illustration qui fait rire. Apprenant qui rit, à moitié séduit. Voire totalement.

Le dessin c’est aussi ce qui favorise la mémorisation, parce que la majorité d’entre nous a une mémoire visuelle. A condition de choisir un dessin figuratif, compréhensible par tous, immédiatement et facilement. Exit les symboles bizarres.

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3. Moduler la voix

La voix doit utiliser des mots simples, du moins elle doit se caler sur le niveau de langage des apprenants. Un mot incompris, et le cerveau perd le fil.

Les notions à savoir doivent être répétées, répétées, répétées. La formation s’appuie sur la répétition.

Mais surtout – surtout, elle doit varier le rythme et la tonalité.

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4. Adapter l’animation

L’animation doit synchroniser ce qui se voit et ce qui se dit. L’image et la voix doivent être raccords. Cela facilite la compréhension. Si l’apprenant comprend bien, il mémorise bien.

L’animation doit maintenir l’apprenant éveillé. Comme en musique, le rythme varie, les silences s’imposent. N’oublions pas que le cerveau a besoin de pauses pour reprendre sa respiration.

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5. Appeler à l’action

La vidéo pédagogique d’accord, mais ensuite ? Ce que l’on apprend doit être pratiqué. Il faut inviter à l’action, préparer un quizz, imaginer un test de compétences, organiser un cas pratique avec correction collective… Aidez-vous de Google Form. L’outil est très complet et gratuit.

Ensuite, demandez à l’apprenant si cette formation a répondu à ces attentes, les connaissances acquises et comment il va les appliquer tous les jours.

Conseil : envoyez le questionnaire à chaud, une semaine maximum après la formation.

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6. Communiquer sur sa formation

Prévoyez un plan de communication pour annoncer le lancement de la formation et des vidéos.  Pour susciter la curiosité et l’envie, mettez en avant l’intérêt des vidéos pour l’apprenant. Oui pour l’apprenant seulement. Et pas pour l’entreprise ou la collectivité.

Les canaux de communication ?  Une newsletter interne ou une réunion.

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7. Suivre les retombées… Pour mieux recommencer

Efficaces les vidéos ? Pour le savoir, mettez en place des outils d’analyse comme YouTube Analytics. C’est l’avantage d’une formation en ligne : on peut connaître le parcours d’un apprenant, le temps passé sur une vidéo, jusqu’où il est allé, où il s’est arrêté… Cela permet de savoir si le discours est simple ou compliqué, si l’accroche fait le job, si la formation est trop longue ou pas assez. Car n’oubliez pas : vous aussi, vous apprenez.

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Article rédigé par :

Cécile Margain – Rédactrice